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cognition & écrans

Langage: tout se joue avant trois ans (L’Express)

Styles : Magazine féminin Mode, Beauté, Psycho, Cuisine et Shopping

Par Amandine Hirou, publié le

 

http://www.lexpress.fr/styles/enfant/langage-tout-se-joue-avant-trois-ans_1947245.html

 

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Écrans : attention, enfants sous emprise (Paris Match)


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Paris Match||Mis à jour le

Des jeux vidéo peuvent attaquer la matière grise

La Presse+

Édition du 8 août 2017

Philippe Mercure

http://plus.lapresse.ca/screens/ece3cdfa-d703-43c2-8c3d-38c33e32d30a%7C_0.html

 

L’immense nocivité des écrans sur le développement des jeunes enfants

Publié le 25/07/2017 à 16:04

FIGAROVOX/TRIBUNE – Les parents et enseignants sont confrontés à un nouveau défi de santé publique : l’utilisation massive et déréglée des écrans de toute sorte, qui représente un grave danger pour les jeunes enfants.

Nathalie Vicarini, fondatrice-présidente de «Ensemble pour l’Éducation de la Petite Enfance», association d’Intérêt Général.

Caroline Fel, maire-adjointe à Angers en charge de l’enfance et de la famille.

Anne-Lise Ducanda, médecin de PMI dans l’Essonne, membre du collectif AS2E (Alerte Surexposition Enfants Ecrans).

Madeline da Silva, maire-adjointe aux Lilas en charge de la petite enfance.

L’éducation est la clé de la réussite individuelle, mais aussi de celle d’un pays tout entier.

La démocratie, et particulièrement le modèle français, repose sur un principe, celui d’une éducation qui permette à chacun, quelle que soit sa place dans la société, de ne dépendre de personne pour former son jugement et, partant, d’être un citoyen libre.

Tout ce qui vient remettre en cause l’éducation remet donc en cause les fondements même de notre modèle démocratique.

La France, où les enfants de moins de 6 ans représentent 7% de la population, soit près de 5 millions d’enfants, est confrontée aujourd’hui à un défi majeur en termes d’éducation, donc de citoyenneté. La capacité des responsables politiques à s’en saisir de manière urgente et à y répondre de manière efficace sera déterminante pour les décennies à venir.

Ce défi, c’est notre capacité collective à réguler l’utilisation des écrans par les très jeunes enfants, notamment les moins de 3 ans, en nous appuyant sur les parents pour y parvenir.

En effet, depuis plusieurs années maintenant, les indicateurs passent au rouge les uns après les autres: augmentation du nombre d’enfants présentant, très jeunes, des troubles du comportement et/ou de la communication, augmentation très forte du nombre d’enfants présentant, corrélativement, des difficultés de concentration et d’apprentissage.

Le phénomène est aussi visible dans les crèches que dans les écoles et lors des activités périscolaires. Le nombre de demandes pour inscrire les enfants en difficultés dans les dispositifs de soutien associant les familles, type PRE (Programme de Réussite Éducative), n’augmente pas: il explose.

Une génération d’enfants tout entière est en train d’être sacrifiée, laminée par une utilisation massive et anarchique des écrans de toutes sortes, et une génération de parents est désemparée devant ce phénomène, encore trop peu décrit et pour lequel les réponses, pourtant simples, manquent.

En effet, si les écrans ont des effets nocifs importants sur le développement cérébral, leurs effets, pour les enfants n’ayant aucun problème particulier d’apprentissage par ailleurs, disparaissent dans des délais assez courts, de l’ordre de quelques semaines, dès lors que les écrans sont supprimés et que l’enfant peut reprendre le cours normal de son développement, en jouant, en parlant avec les autres enfants et avec les adultes et en découvrant le monde qui l’entoure.

Si la simplicité de la réponse paraît déconcertante, c’est pourtant le plus grand défi de notre pays, comme de tous les pays développés, pour les 10 ans qui viennent.

Un défi en termes de santé publique, car les coûts associés au développement de ces troubles du comportement, qui peuvent ressembler à l’autisme, sont considérables (AVS à l’école, allocation enfant handicapé, services dédiés…)

Un défi de société, car les enfants qui n’auront pas pu terminer leur développement cérébral, empêchés par les écrans, verront leur capacité à recevoir une éducation, et donc à devenir pleinement citoyens, remise en cause.

Des observations sur le terrain prouvent qu’à 4 ans déjà, un enfant issu d’une famille d’un milieu moins favorisé a entendu 30 millions de mots de moins qu’un enfant issu d’une famille d’un milieu favorisé, ce qui entraîne des écarts importants puisqu’environ 500 mots parlés séparent déjà ces enfants à l’âge de 3 ans. Savoir exprimer ses émotions, ses besoins, c’est, dès le plus jeune âge s’inscrire dans la société comme futur citoyen, dans l’échange avec l’autre, prémisses à l’inclusion et à la réussite éducative et scolaire. Cet écart est encore renforcé par la présence des écrans dans la famille.

Un défi de civilisation, enfin, car si la révolution numérique, qui est largement entrée dans nos sociétés modernes, est un progrès pour les adultes que nous sommes, si elle simplifie et booste l’activité économique, elle représente un danger pour nos enfants si nous ne l’accompagnons pas de mesures très fortes.

La responsabilité politique est immense dans ce domaine.

C’est pourquoi il est indispensable que soient mis en œuvre, dès maintenant:

– Tout d’abord des études précises sur le taux de prévalence de ces troubles et leur augmentation exacte ces 10 dernières années, en s’appuyant sur l’expertise des médecins, des orthophonistes et des psychologues, notamment de PMI et réseau de médecins de ville, pour objectiver scientifiquement des constats partagés.

– Ensuite, la tenue, dès la rentrée, d’États Généraux des Familles, afin de mettre autour de la table l’ensemble des acteurs concernés, aujourd’hui éparpillés dans 4 ministères différents, et les parents, afin de déterminer les axes d’une politique familiale innovante, qui prenne en compte à la fois la réalité de la vie quotidienne des familles et ses évolutions, et les enjeux nouveaux, liés aux nouvelles technologies, évoqués dans ce texte.

– Enfin, un service public de soutien aux parents, en complément de l’école, qui permettra à l’Éducation Nationale de retrouver son rôle premier, celui de transmettre des savoirs, sans être saturée comme c’est aujourd’hui le cas, par les problèmes éducatifs et de comportement. Pour cela, il faudra s’autoriser des expérimentations, notamment en accompagnant les parents au quotidien dans le rapport aux écrans et en encadrant précisément leur usage dans les lieux dédiés à l’accueil des jeunes enfants et à l’éducation.

En conclusion, rappelons-nous simplement ces mots d’Abraham Lincoln: «Vous trouvez que l’éducation coûte cher? Essayez l’ignorance.», et réfléchissons bien à nos priorités.

Daily touchscreen use in infants and toddlers is associated with reduced sleep and delayed sleep onset

 

13 April 2017

Abstract

Traditional screen time (e.g. TV and videogaming) has been linked to sleep problems and poorer developmental outcomes in children. With the advent of portable touchscreen devices, this association may be extending down in age to disrupt the sleep of infants and toddlers, an age when sleep is essential for cognitive development. However, this association has not been demonstrated empirically. This study aims to examine whether frequency of touchscreen use is associated with sleep in infants and toddlers between 6 and 36 months of age. An online survey was administered to 715 parents reporting on child media use (daily exposure to TV and use of touchscreens), sleep patterns (night-time and daytime sleep duration, sleep onset – time to fall asleep, and frequencies of night awakenings). Structural equation models controlling for age, sex, TV exposure and maternal education indicated a significant association between touchscreen use and night-time sleep, daytime sleep and sleep onset. No significant effect was observed for the number of night awakenings. To our knowledge, this is the first report linking the use of touchscreen with sleep problems in infants and toddlers. Future longitudinal studies are needed to clarify the direction of effects and the mechanisms underlying these associations using detailed sleep tracking.

Introduction

Sleep is the dominant activity of an infant and plays an important role in neurodevelopment and synaptic plasticity1,2,3. Both the brain and sleep patterns undergo parallel and substantial developmental change during the first few years of life. Given that neural plasticity is at its greatest during infancy and toddlerhood4, sleep is likely to have the most impact on the brain and on cognition during this critical period of early development. Yet, around 20–30% of young children experience problems with sleep5. One known environmental contributor to poor sleep is the heavy use of screen media, such as TV and videogaming (see review 6,7). In recent years, family ownership of touch screen devices has risen rapidly (from 7% in 2011 to 71% in 2014)8. Reports from 2016 indicated that 86% of UK family homes have access to the Internet, with access mainly via portable media devices9. For infants and toddlers, touchscreen devices offer an intuitive and attractive source of stimulation10, and their portability allows for a wide range of use across multiple settings11. Yet, the widespread use in this age group has raised serious concerns for parents, educators and policy makers, as the potential impact of touchscreen use on toddler development, such as sleep, remains unknown. In this study, we use data from a large UK survey (see ref. 12 for details) to investigate the relationship between touchscreen use and sleep in infants and toddlers between 6 and 36 months of age.

Problematic sleep in children is not uncommon. A recent longitudinal study mapped the sleep trajectories in around 3000 children from birth to 7 years and found that 60% of the children have atypical sleeping patterns: the majority of whom were initially short sleepers (45%), others were either persistent short sleepers (12%) or poor sleepers (3%). Compared to the typical sleepers, all three groups showed some degree of impaired physical, emotional and social functioning13. The results suggest that, even though some infants with atypical sleep patterns early on eventually develop typical patterns of sleep by 6 or 7 years of age, reduced sleep duration in the first two years of life may have long-term consequences on later developmental outcomes. These findings are mirrored by several follow-up studies in children and adolescents, showing significant associations between sleep difficulties or irregular bedtime and later problems with mental and physical health and lower cognitive and academic performance13,14,15,16,17. As such, specific guidelines have recommended screens to be kept out of a child’s bedroom specifically because of the potential impact they may have on sleep9,18. To date, research into the long-term impact of poor sleep during early development remains limited. Yet, findings so far converge, linking shorter sleep duration to negative developmental outcomes.

Media use has frequently been linked with inadequate sleep in children and adolescents (see 6,7 for review). The majority of studies (~90%) show a consistent pattern linking increased screen time with shorter total sleep time and delayed bedtime. This association was observed across various types of media including TV, computer and mobile phone devices. Research on touchscreen media and sleep in children is by comparison, more limited. A recent meta-analytic review identified 20 studies in children and adolescents aged between 6 and 19, and found strong and consistent evidence for detrimental effects of portable touchscreen devices on sleep quality and quantity19. Specifically, individuals who are exposed to or have access to a portable media device at bedtime have significantly reduced night-time sleep and increased poor quality of sleep (defined as difficulties in sleep initiation and maintenance). To date, only a handful of studies have explored the impact of screen media on sleep in preschool infants and toddlers – all of which included only TV as media type20,21,22,23,24. All studies used parent questionnaires, and have reported a significant effect of screen time on sleep: increased amount of TV viewing was associated with parent-reported sleep problems24, shorter night-time sleep duration20,22, reduced quality of sleep23, and irregular naptime and bedtime schedules21, adjusting for known confounds including socioeconomic status (SES). Other maternal or child characteristics were also included in some studies, including maternal age, education, pregnancy BMI; child’s ethnicity and gender20,22. Portable touchscreen devices may exacerbate the problem by allowing small children to increase screen time throughout the day and carry the screen into their sleeping space. Yet, so far no studies have examined the impact of touchscreen use on infant and toddler sleep.

In our UK-based survey on 715 families, we reported that 75% of toddlers between 6 months and 3 years of age use a touchscreen on a daily basis12. This figure is similar to another study from the UK25 and to reports from other countries in both high10 and low SES communities26. In our sample12 we found that the prevalence of daily use increases substantially with age, from 51% in 6- to 11-month-old infants to 92.05% by 25–36 months. Even among the 25% of children who did not use a touchscreen daily, only 42% reported no prior use. Among users, daily usage increased with age from 8.53 minutes a day (6–11 months) to 45 minutes a day (26–36 months). Given the evidence that 1) media use is linked to poor sleep in older children and adults, 2) touchscreen use in infants/toddlers is highly prevalent, and 3) sleep plays a prominent role in early cognitive and brain development, it is critical to investigate whether touchscreen use is associated with sleep problems early in development.

Using a large online survey, this study aims to investigate whether the frequency of daily touchscreen use is associated with sleep in infants and toddlers between 6 and 36 months. Parents were asked to report on the average duration of their child’s daytime and night-time sleep, the time taken for their child to fall asleep, as well as the frequency of night awakenings, to obtain a comprehensive account of infant/toddler sleep patterns.

Results

As we have reported in our previous study12, the average touchscreen usage in this sample is 24.44 minutes Descriptive statistics for the sleep variables split by age quartiles are also presented . Modest but significant correlations are observed amongst the sleep variables, with the exception of daytime sleep and sleep onset, which were not significantly correlated

 

Les smartphones et tablettes responsables de retards de langage chez les enfants en bas âge

Actualités

Publié le 07/05/2017 à 14:46

Permettre aux enfants d’utiliser des appareils portables (téléphones, tablettes, jeux vidéo, etc.) peut provoquer chez eux un risque plus grand de retard de langage, selon une nouvelle étude qui sera présentée le samedi 6 mai lors de la réunion des Pediatric Academic Societies 2017.

 

Cette étude canadienne s’est penchée sur 894 enfants âgés de six mois à deux ans et enrôlés dans le réseau de recherche et de pratique TARGet Kids!, basé à Toronto.

Leurs parents devaient déclarer combien de temps leurs enfants passaient avec un appareil portable, l’équipe constatant qu’à 18 mois, 20% des enfants utilisaient un appareil portable pendant en moyenne 28 minutes par jour.

Les chercheurs ont découvert que plus un enfant passait de temps avec un appareil portable, plus il était susceptible de connaître des retards de langage : pour chaque demi-heure passée sur un appareil portable, le risque augmentait de 49%.

Toutefois, l’équipe n’a constaté aucun lien entre le temps passé avec un appareil portable et d’autres types de retard de communication, par exemple dans le domaine des interactions sociales, du langage corporel ou de la gestuelle.

Cette étude est la première à établir un lien entre le temps passé à utiliser un appareil portable et le risque de retard de langage. Étant donné l’essor du nombre d’appareils portables dans les foyers, ces résultats pourraient revêtir une importance particulière.

L’étude vient par ailleurs confirmer une recommandation récente de l’Académie américaine de pédiatrie, décourageant l’utilisation de tout type d’écran chez les enfants de moins de 18 mois.

Les chercheurs soulignent que des recherches supplémentaires sont à présent nécessaires pour mieux comprendre le lien entre le temps passé sur un appareil portable et le retard de langage, et pour examiner les effets à long terme de cette pratique.

Les écrans: un danger pour les bébés et les jeunes enfants

DrAnne Lise.Ducanda

Parents, vous pouvez accompagner l’usage des écrans de vos enfants

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La méthode des 4 pas est référencée dans le livret des parents distribué à chaque parent, à partir du cinquième mois de grossesse par le ministère des familles, de l’enfance et des droits des femmes.

http://www.familles-enfance-droitsdesfemmes.gouv.fr/

Media Education

American Academy of Pediatrics, August 1999

Pour visualiser l’article, cliquez sur le lien ci-dessous

aap_statement_1999

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