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mai 2017

Trop d’écrans favoriserait-il l’autisme?

La Maison des Maternelles

France 5

Ajoutée le 23 mai 2017

Dans une vidéo Youtube qui a beaucoup fait parler d’elle (https://www.youtube.com/watch?v=9-eId…), deux médecins de PMI d’Ile de France expliquent que la trop grande expositions aux écrans chez les tout petits joue un rôle important dans l’apparition de trouble de type autistiques. L’une de ces deux médecins, le docteur Anne Lise Ducanda, nous en parle plus en détails.

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Ecrans et troubles autistiques chez les enfants: Quels sont les vrais risques?

20minutes.fr

ENFANTS Une médecin tire la sonnette d’alarme : de plus en plus d’enfants surexposés aux écrans developpent des troubles proches de l’autisme…

Oihana Gabriel
Publié le 22.05.2017
  • Une médecin de PMI en Essonne assure qu’elle voit de plus en plus d’enfants qui ne répondent pas à leur prénom et vivent dans leur bulle quand ils sont exposés à six heures d’écrans par jour
  • Grâce à sa vidéo sur YouTube qui a fait le tour du Web, des familles comme des professionnels sont sensibilisés à ce risque
  • Mais certains spécialistes critiquent et nuancent cette alerte

« Chaque mois qui passe, c’est des enfants sacrifiés », alerte Anne-Lise Ducanda. Avec une collègue, cette médecin de PMI (Protection maternelle et infantile) à Viry-Châtillon (Essonne) a secoué la Toile avec une vidéo sur les dangers des écrans sur les enfants de moins de quatre ans.

« Plus les jours passent, plus je vois des enfants qui présentent des dysfonctionnements qui ressemblent à des troubles autistiques », réaffirme-t-elle à 20 Minutes. Et la médecin assure que ces difficultés sont liées à une surexposition aux écrans. Objectif ? « Alerter les parents et les professionnels de santé car c’est un problème majeur de santé publique »

Accros aux écrans, les enfants ne pratiquent pas assez d'activité physique, ce qui peut avoir des conséquences sur leur santé.
Accros aux écrans, les enfants ne pratiquent pas assez d’activité physique, ce qui peut avoir des conséquences sur leur santé. – SIPANY/SIPA
  • Une médecin de PMI en Essonne assure qu’elle voit de plus en plus d’enfants qui ne répondent pas à leur prénom et vivent dans leur bulle quand ils sont exposés à six heures d’écrans par jour
  • Grâce à sa vidéo sur YouTube qui a fait le tour du Web, des familles comme des professionnels sont sensibilisés à ce risque
  • Mais certains spécialistes critiquent et nuancent cette alerte

« Chaque mois qui passe, c’est des enfants sacrifiés », alerte Anne-Lise Ducanda. Avec une collègue, cette médecin de PMI (Protection maternelle et infantile) à Viry-Châtillon (Essonne) a secoué la Toile avec une vidéo sur les dangers des écrans sur les enfants de moins de quatre ans.

« Plus les jours passent, plus je vois des enfants qui présentent des dysfonctionnements qui ressemblent à des troubles autistiques », réaffirme-t-elle à 20 Minutes. Et la médecin assure que ces difficultés sont liées à une surexposition aux écrans. Objectif ? « Alerter les parents et les professionnels de santé car c’est un problème majeur de santé publique »

Quels sont ces troubles ?

« Depuis quelques années, on voit de plus en plus d’enfants avec des difficultés, qui sont également plus lourdes : des retards sur la motricité, sur le développement cognitif, le langage, des problèmes de comportements, liste la médecin. Ils ne répondent pas à leur prénom, ne comprennent pas une consigne simple, ne me regardent pas dans les yeux. Pour toutes les difficultés, aussi bien les symptômes proches de troubles autistiques que des retards, huit fois sur dix le problème, c’est la surexposition aux écrans. »

Comment expliquer ces liens entre les écrans et ces symptômes ? « L’enfant a besoin d’interaction avec le monde et les humains pour apprendre, or, l’écran c’est personne, tranche-t-elle. L’être humain naît avec un cerveau immature. A 95 %, les connexions cérébrales passent par les cinq sens : il faut qu’il touche, tourne, expérimente, sente, goûte… D’autre part, un tout petit a besoin d’échanges pour se sentir en sécurité et donc explorer. »

Peut-on parler de troubles autistiques ?

« La seule nouveauté, c’est de parler de troubles autistiques, nuance Serge Tisseron, psychiatre qui alerte depuis des années sur les risques de la surexposition aux écrans sur la santé des enfants. « On sait que cela peut entraîner des difficultés d’empathie, un retard de langage, des difficultés de concentration. Mais pour moi, c’est assez discutable de parler d’autisme. C’est une maladie complexe qui ne se résume pas à un trouble isolé », critique l’auteur de Les dangers de la télé pour les bébés (2009).

« Ce n’est pas de l’autisme, mais des symptômes qui ressemblent à des troubles autistiques, corrige Anne-Lise Ducanda.

Mais pour Julie Tuil, orthophoniste spécialisée dans l’autisme, cet élément pourrait n’être qu’une donnée du problème. « On naît autiste, on ne le devient pas. On a des preuves scientifiques aujourd’hui qu’il y a dans l’autisme une partie génétique et une partie neurodéveloppementale. Et beaucoup de professionnels s’interrogent depuis quelques années sur un troisième facteur environnemental qui mêle la pollution, l’alimentation, la surexposition aux écrans… »

Des symptômes qui disparaissent quand les écrans sont supprimés

Mais surtout, et c’est la bonne nouvelle, ces symptômes très inquiétants disparaissent quand les parents suppriment les écrans. Et rapidement ! « Plus l’enfant est petit, plus le changement est rapide, précise Anne-Lise Ducanda. En un mois déjà, les parents me disent qu’ils voient la différence. C’est comme si le développement s’était arrêté et il peut reprendre. Surtout avec des jeux et en parlant avec l’enfant. » Preuve pour elle que la cause de ces difficultés n’est autre que les écrans…

« Ce phénomène n’est pas propre à la ville où je travaille »

Mais Anne-Lise Ducanda n’en démord pas : ce problème des écrans concerne tout le monde. « Aujourd’hui, 20 % des foyers laissent la télé allumée en permanence et elle fait 1 m de large, rappelle-t-elle. Le problème touche aussi bien la mère seule et débordée que les parents geeks et tous ceux pour qui le 20 Heures reste un rendez-vous important. »

Peut-on pour autant généraliser les conclusions d’une expérience locale ? « Ce phénomène n’est pas propre à la ville où je travaille, rétorque la médecin. J’ai été contactée par une cinquantaine de professionnels, par des enseignants de maternelles de toute la France qui partagent ce constat. »

Et elle espère que cette alerte sera prolongée par des études scientifiques. « Avec des psychologues, orthophonistes, pédiatres, pédopsychiatre nous allons monter un collectif. Et nous sommes en contact avec un service de pédopsychiatrie à l’hôpital de Créteil pour tenter de monter une étude scientifique. »

Informer les parents

Mais elle reconnaît que sa vidéo est un véritable « pavé dans la mare : ça bouscule les connaissances des professionnels et ça culpabilise les parents ». Mais elle insiste : « Ce ne sont pas de mauvais parents ! Mais ils ne sont pas informés. Il existe des applications pour les enfants de deux ans. »

En effet, il y a de quoi être perdu pour les parents… Un avis de l’Académie des Sciences sur L’enfant et les écrans différencie une « exposition passive aux écrans dangereuse et déconseillée » et « les tablettes tactiles qui peuvent contribuer dans un contexte relationnel avec d’un adulte, à l’éveil précoce des bébés au monde des écrans ». Autre source de confusion : certains enfants peuvent donner le change. « Certains enfants de quatre ans savent lire, mais ne comprennent pas ce qu’ils lisent. Ils peuvent compter jusqu’à 100, mais ne savent pas donner deux crayons. » Et la médecin de conclure : « une heure par jour devant les écrans, ça ne va pas générer des troubles, mais cette heure-là ne lui apprend rien ».

Daily touchscreen use in infants and toddlers is associated with reduced sleep and delayed sleep onset

 

13 April 2017

Abstract

Traditional screen time (e.g. TV and videogaming) has been linked to sleep problems and poorer developmental outcomes in children. With the advent of portable touchscreen devices, this association may be extending down in age to disrupt the sleep of infants and toddlers, an age when sleep is essential for cognitive development. However, this association has not been demonstrated empirically. This study aims to examine whether frequency of touchscreen use is associated with sleep in infants and toddlers between 6 and 36 months of age. An online survey was administered to 715 parents reporting on child media use (daily exposure to TV and use of touchscreens), sleep patterns (night-time and daytime sleep duration, sleep onset – time to fall asleep, and frequencies of night awakenings). Structural equation models controlling for age, sex, TV exposure and maternal education indicated a significant association between touchscreen use and night-time sleep, daytime sleep and sleep onset. No significant effect was observed for the number of night awakenings. To our knowledge, this is the first report linking the use of touchscreen with sleep problems in infants and toddlers. Future longitudinal studies are needed to clarify the direction of effects and the mechanisms underlying these associations using detailed sleep tracking.

Introduction

Sleep is the dominant activity of an infant and plays an important role in neurodevelopment and synaptic plasticity1,2,3. Both the brain and sleep patterns undergo parallel and substantial developmental change during the first few years of life. Given that neural plasticity is at its greatest during infancy and toddlerhood4, sleep is likely to have the most impact on the brain and on cognition during this critical period of early development. Yet, around 20–30% of young children experience problems with sleep5. One known environmental contributor to poor sleep is the heavy use of screen media, such as TV and videogaming (see review 6,7). In recent years, family ownership of touch screen devices has risen rapidly (from 7% in 2011 to 71% in 2014)8. Reports from 2016 indicated that 86% of UK family homes have access to the Internet, with access mainly via portable media devices9. For infants and toddlers, touchscreen devices offer an intuitive and attractive source of stimulation10, and their portability allows for a wide range of use across multiple settings11. Yet, the widespread use in this age group has raised serious concerns for parents, educators and policy makers, as the potential impact of touchscreen use on toddler development, such as sleep, remains unknown. In this study, we use data from a large UK survey (see ref. 12 for details) to investigate the relationship between touchscreen use and sleep in infants and toddlers between 6 and 36 months of age.

Problematic sleep in children is not uncommon. A recent longitudinal study mapped the sleep trajectories in around 3000 children from birth to 7 years and found that 60% of the children have atypical sleeping patterns: the majority of whom were initially short sleepers (45%), others were either persistent short sleepers (12%) or poor sleepers (3%). Compared to the typical sleepers, all three groups showed some degree of impaired physical, emotional and social functioning13. The results suggest that, even though some infants with atypical sleep patterns early on eventually develop typical patterns of sleep by 6 or 7 years of age, reduced sleep duration in the first two years of life may have long-term consequences on later developmental outcomes. These findings are mirrored by several follow-up studies in children and adolescents, showing significant associations between sleep difficulties or irregular bedtime and later problems with mental and physical health and lower cognitive and academic performance13,14,15,16,17. As such, specific guidelines have recommended screens to be kept out of a child’s bedroom specifically because of the potential impact they may have on sleep9,18. To date, research into the long-term impact of poor sleep during early development remains limited. Yet, findings so far converge, linking shorter sleep duration to negative developmental outcomes.

Media use has frequently been linked with inadequate sleep in children and adolescents (see 6,7 for review). The majority of studies (~90%) show a consistent pattern linking increased screen time with shorter total sleep time and delayed bedtime. This association was observed across various types of media including TV, computer and mobile phone devices. Research on touchscreen media and sleep in children is by comparison, more limited. A recent meta-analytic review identified 20 studies in children and adolescents aged between 6 and 19, and found strong and consistent evidence for detrimental effects of portable touchscreen devices on sleep quality and quantity19. Specifically, individuals who are exposed to or have access to a portable media device at bedtime have significantly reduced night-time sleep and increased poor quality of sleep (defined as difficulties in sleep initiation and maintenance). To date, only a handful of studies have explored the impact of screen media on sleep in preschool infants and toddlers – all of which included only TV as media type20,21,22,23,24. All studies used parent questionnaires, and have reported a significant effect of screen time on sleep: increased amount of TV viewing was associated with parent-reported sleep problems24, shorter night-time sleep duration20,22, reduced quality of sleep23, and irregular naptime and bedtime schedules21, adjusting for known confounds including socioeconomic status (SES). Other maternal or child characteristics were also included in some studies, including maternal age, education, pregnancy BMI; child’s ethnicity and gender20,22. Portable touchscreen devices may exacerbate the problem by allowing small children to increase screen time throughout the day and carry the screen into their sleeping space. Yet, so far no studies have examined the impact of touchscreen use on infant and toddler sleep.

In our UK-based survey on 715 families, we reported that 75% of toddlers between 6 months and 3 years of age use a touchscreen on a daily basis12. This figure is similar to another study from the UK25 and to reports from other countries in both high10 and low SES communities26. In our sample12 we found that the prevalence of daily use increases substantially with age, from 51% in 6- to 11-month-old infants to 92.05% by 25–36 months. Even among the 25% of children who did not use a touchscreen daily, only 42% reported no prior use. Among users, daily usage increased with age from 8.53 minutes a day (6–11 months) to 45 minutes a day (26–36 months). Given the evidence that 1) media use is linked to poor sleep in older children and adults, 2) touchscreen use in infants/toddlers is highly prevalent, and 3) sleep plays a prominent role in early cognitive and brain development, it is critical to investigate whether touchscreen use is associated with sleep problems early in development.

Using a large online survey, this study aims to investigate whether the frequency of daily touchscreen use is associated with sleep in infants and toddlers between 6 and 36 months. Parents were asked to report on the average duration of their child’s daytime and night-time sleep, the time taken for their child to fall asleep, as well as the frequency of night awakenings, to obtain a comprehensive account of infant/toddler sleep patterns.

Results

As we have reported in our previous study12, the average touchscreen usage in this sample is 24.44 minutes Descriptive statistics for the sleep variables split by age quartiles are also presented . Modest but significant correlations are observed amongst the sleep variables, with the exception of daytime sleep and sleep onset, which were not significantly correlated

 

Les smartphones et tablettes responsables de retards de langage chez les enfants en bas âge

Actualités

Publié le 07/05/2017 à 14:46

Permettre aux enfants d’utiliser des appareils portables (téléphones, tablettes, jeux vidéo, etc.) peut provoquer chez eux un risque plus grand de retard de langage, selon une nouvelle étude qui sera présentée le samedi 6 mai lors de la réunion des Pediatric Academic Societies 2017.

 

Cette étude canadienne s’est penchée sur 894 enfants âgés de six mois à deux ans et enrôlés dans le réseau de recherche et de pratique TARGet Kids!, basé à Toronto.

Leurs parents devaient déclarer combien de temps leurs enfants passaient avec un appareil portable, l’équipe constatant qu’à 18 mois, 20% des enfants utilisaient un appareil portable pendant en moyenne 28 minutes par jour.

Les chercheurs ont découvert que plus un enfant passait de temps avec un appareil portable, plus il était susceptible de connaître des retards de langage : pour chaque demi-heure passée sur un appareil portable, le risque augmentait de 49%.

Toutefois, l’équipe n’a constaté aucun lien entre le temps passé avec un appareil portable et d’autres types de retard de communication, par exemple dans le domaine des interactions sociales, du langage corporel ou de la gestuelle.

Cette étude est la première à établir un lien entre le temps passé à utiliser un appareil portable et le risque de retard de langage. Étant donné l’essor du nombre d’appareils portables dans les foyers, ces résultats pourraient revêtir une importance particulière.

L’étude vient par ailleurs confirmer une recommandation récente de l’Académie américaine de pédiatrie, décourageant l’utilisation de tout type d’écran chez les enfants de moins de 18 mois.

Les chercheurs soulignent que des recherches supplémentaires sont à présent nécessaires pour mieux comprendre le lien entre le temps passé sur un appareil portable et le retard de langage, et pour examiner les effets à long terme de cette pratique.

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